GoddoG


Chien fou


 
Graphisme
#interview #artiste

Publié le 14/12/2015
Chaque trimestre et à chaque occasion, la Cave collabore avec des artistes et graphistes de tous horizons !
tumblr.com


Du tag au graff, depuis ses 16 ans Damien fait les murs sous le blaze Goddog et forge un style coloré et abstrait. L'avignonnais voyage énormément et s'inspire autant du quotidien que de ses découvertes culturelles. Il réalise des personnages étranges et poétiques, qui empruntent autant au règne animal qu'aux cauchemars d'enfants. Tout en courbes et toujours plus épuré, GoddoG marque le territoire du street-art d'un style qui convoque des créatures urbaines et chatoyantes intriquées dans des puzzles géométriques.

Quel est ton parcours ?
Je suis né à Châlons en Champagne, une petite ville du nord-est de la France où il y a guère grand chose à faire. je l’ai compris assez tôt et du coup, enfant, je me suis rapidement réfugié dans le dessin. En grandissant, il était difficile de passer à côté de la culture hip-hop, et le graffiti new-yorkais est arrivé en France !
Du coup, j’ai un peu délaissé le papier pour le mur. Et petit à petit, mon univers s’est enrichi : une fois que tu commences à peindre en extérieur ça devient vite une addiction avec l’envie d’aller toujours plus loin.

Qu’est ce qui te nourri ou t’inspire graphiquement ?
Différents courants d’arts m’inspirent, il est difficile de passer à côté des grands maîtres : je pense à Kandinsky, Fernand Léger, Picasso, Cocteau. mais aussi la scène des peintres issus du mouvement de la figuration libre : Hervé Di Rosa, Combas, André Cervera. j’aime également beaucoup les peintres futuristes italiens pour leurs dynamismes et la vitesse qu’ils ont apportés dans leur peinture. Sinon, mes voyages en Asie, mes lectures sont également des sources d’inspiration.

Comment confrontes tu ton approche très géométrique aux accidents de terrain ?
Quand je peins sur un mur, j’ai beaucoup plus de lâcher prise que sur une toile. Du coup, je peux me permettre de déclencher l’accident qui m’amènera sur d’autres horizons picturaux. A l’atelier, c’est pas pareil : j’essaye d’élaborer une esquisse en amont qui va m’indiquer la direction à prendre.
Pour l’artwork de ce programme, tu as du aborder un support qui n’est pas urbain : le papier, le plat, ... quelle est ton approche pour ce type de travaux ?
J’ai voulu mettre en avant un travail différent que je développe ces derniers temps : je m’applique à découper différents supports papiers qui me plaisent pour les recoller par là suite. Cette création défragmenté, abstraite, est moins figurative et plus graphique. un équilibre s’installe entre la texture du papier et le jeux des couleurs. je prends beaucoup de plaisir à faire ces nouvelles créas !

Et la musique dans tout ça ?!
C’est la base ! je me réveille avec, et elle peut influencer mon processus de création. j’écoute beaucoup de choses très variées, même si j’ai quand même plus une dominante « rock ». mais je peux très bien écouter des bons vieux classiques hip-hop, du jazz, de la folk, de l’afrobeat, de la noise ou une bonne grosse electro qui tape. En ce moment, j’écoute beaucoup les copains de Postcoïtum c’est plutôt post-rock et à découvrir d’urgence !

Les autres articles Graphisme

Vos avis

Playlist

1
Postcoïtum • Morue

3
Poil • Goddog

5
Mathématiques Modernes • Disco Rough

6
Battles • The Yabba

4
Cobra • Des lieux associatifs pour les jeunes

2
Jeanne Added • A war is coming

7
Lena Willikens • Howlin Lupus

8
Flavien Berger • La Fête Noire