Léonard, bénévole


Le métal est une musique comme les autres


 
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#bénévoles #interview

Publié le 26/08/2016

A la découvertes des coulisses et à la rencontres acteurs de la Cave au quotidien.


Casque vissé aux oreilles, 23 ans et étudiant en sciences de l’éducation, Léonard est bénévole à la Cave depuis presque 4 ans. Sceptique et curieux, il aime aller au fond des choses et sa passion pour les musiques obscures ou extrêmes en fond un interlocuteur aussi passionné que passionnant. Léonard aime par dessus tout découvrir et faire découvrir, en tordant le coup aux clichés à la moindre occasion : on peut aimer le doom métal ça n’empêche pas de reconnaître les prouesse d’un rappeur hors pair. Alors pourquoi pas l’inverse ?!

Léonard, depuis combien de temps fréquente tu la Cave ?
Elle a toujours fait partie des salles pour lesquelles je surveillais régulièrement l'affiche. Difficile de me rappeler à quand remonte ma première venue, cependant je me souviens très bien du concert de Ben Sharpa, un rappeur sud-africain, en mars 2013, qui devaient être mon 3ème ou 4ème concert là-bas. A l'époque j'aimais déjà cette proximité avec les artistes qu'on ne rencontre nulle part ailleurs dans la métropole.

Pourquoi es-tu devenu bénévole à la Cave aux Poètes ?
Bizarrement, ce n’est pas forcément l’envie de m’investir dans un milieu que j’aime ni même de découvrir l’envers du décors qui m’a donné cette envi, mais surtout le désir de faire des rencontres et de faire partie d’une équipe de passionnés.
Étant passionné moi-même cela fait plaisir de sentir que les gens autour de moi le sont également. A la Cave, la passion transpire des briques, elle est palpable partout. Les conversations au bar, avec le public, d’autres bénévoles, l’équipe ou les artistes, font parties des plus enrichissantes que j’ai jamais eues !


A la Cave, la passion transpire des briques, elle est palpable partout.


Tu es un grand fan de métal, post-rock et autres dérivés, tu t’y retrouve à la Cave ?
J’aime avant tout dire que j’aime la musique dans son entièreté, mais il est vrai que c’est dans les musiques qu’on peut qualifier d’extrêmes que je trouve le plus grande variété d’émotion, d’ambiance et la plus grande richesse mélodique.
Malheureusement, ce n’est pas à la Cave c’est vrai que je trouve mon bonheur à ce niveau. Mais ce n’est finalement pas si grave : je compte sur la Cave pour me donner tord lorsque je dis que je ne pourrai jamais apprécier un concert de techno vintage, ou de dreamy-synth-pop et ça, c’est déjà un tour de force assez phénoménal !

Pour ce qui est du reste de la métropole, nous ne sommes pas si mal lotis que ça : des salles comme La Péniche ou le Grand Mix, programment régulièrement de petits groupes affiliés de près ou de loin à la grande famille du métal.
L'Aéronef lui, se charge de faire de temps en temps venir quelques groupes plus connus, pas forcément les plus intéressants, loin de là, mais ne crachons pas dans la soupe.

C’est plutôt en festival que je trouve le plus mon bonheur : nous avons la chance d’avoir en France l’un des meilleurs représentant du genre (le Hellfest) qui allie encore aujourd’hui une organisation au top et une affiche très pointue.
Il y a aussi des événements plus modestes en France (Motocultor, Fall of Summer) ou chez nos voisins (Ieper Hardcore Fest en Belgique, et le mythique Roadburn aux Pays-Bas) qui recèle encore de cette ambiance si particulière aux réunions de métalleux passionnés.

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