Nicolas Verbauwen


Western & botanique


 
Graphisme
#interview #artiste

Publié le 02/04/2016

Chaque trimestre et à chaque occasion, la Cave collabore avec des artistes et graphistes de tous horizons !
nicolasverbauwen.com en savoir plus...


Illustrateur lillois qui ne cesse d’expérimenter avec la matière, Nicolas a pour habitude de donner du relief à ses dessins : linogravure, sérigraphie et micro- édition sont ses supports de prédiléction. Plusieurs années après ses études en arts graphiques à Tournai, son univers organique emprunte aujourd’hui autant aux racines folk qu’au monde végétal. On retrouve ainsi cowboys, villes fantômes et nature à l’état sauvage, qui croisent le fil de son ciseau à gravure.

On te connaît surtout pour Get Freaky : ce fanzine graphique sérigraphié !
Get Freaky est un projet qui a débuté en 2010, avec l’idée de faire la promotion d’artistes internationaux. Le magazine a commencé avec Hellofreaks et Edouard Guise ; Pierre Malik nous a rejoint en 2012.
Nous avons sorti douze numéros et organisé pas mal d’expositions (Paris, Arras, Londres, Bruxelles, Berlin, Hong Kong... ). On espère que ça ne s’arrêtera pas là !

En solo tu travailles beaucoup la linographie, comment en es-tu arrivé à développer et privilégier cette technique ?
J’ai toujours apprécié travailler les techniques d’impression, mais le manque de moyens m’a contraint à trouver des solutions pour être autonome. J’ai donc essayé la linogravure qui me permet d’imprimer chaque illustration de chez soi : j’ai élaboré une méthode pour être efficace et indépendant.
Ce qui me plaît c’est de retrouver une texture particulière et des imperfections différentes sur chaque impression, ça les rend unique !

Quelles sont tes influences et tes références d’un point de vue graphique ?
J’ai été influencé par des peintres comme Escher, David Hockney, Henri Rousseau ou Edward Hopper. Mais aussi par des illustrateurs comme Jon Klassen, Miroslav Sasek, Luigi Serafini, Blexbolex... J’essaye aussi de me documenter sur tout ce qui tourne autour de l’architecture et de la botanique.
Sinon, mes amis, mes voyages et ma famille sont aussi des sources d’inspirations.

Pour l’artwork de ce programme, on a voulu te faire travailler un rendu abstrait alors que tu as l’habitude du figuratif : comment as-tu abordé le challenge ?
J’admire les travaux d’artistes abstraits comme Shirley Jaffe, Mike Perry, ou encore le mouvement memphis, mais je n’avais jamais vraiment essayé ce style. Du coup ça m’a permis de tester de nouvelles choses, de sortir un peu de ma zone de confort. Ca m’a aussi permis de prendre du recul sur mon travail, c’était positif !

Quelle est l’importance de la musique dans ta vie et ton processus créatif ?
J’écoute de la musique à longueur de journée, en ce moment beaucoup de folk, c’est parfait je trouve pour dessiner !


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